Installé en 1990 en pleine crise du Cognac, Laurent a cherché à diversifier son activité afin d’augmenter ses revenus en plantant 3 ha de vignes destinés à la production de Vin de Pays Charentais rouge et rosé. En 2002, il fait sa première récolte et dès 2003, il se voit récompensé par une médaille de bronze au Concours des Saveurs de Poitou-Charentes. Il produit en moyenne 8000 bouteilles par an et reconnaît que la qualité de ses vins peut varier d’une année sur l’autre en raison du climat. C’est pourquoi il se base sur une charte qualité afin de toujours livrer le meilleur à sa clientèle.
  • Adresse

    Domaine Dubois Moussy : Laurent Dubois
    Rue de Fessou, 16170 Échallat
  • Contacts

    Tel : +33 (0)5 45 96 97 49

    laurent.dubois46@wanadoo.fr

  • Autre(s) lieu(x) de vente

    Vente à la Propriété toute l'année sur rendez-vous 

    Sur les marchés des Producteurs de Pays l'été

    Portes ouvertes le 1er week-end de juin (le samedi ouvert au public et le dimanche aux restaurateurs)

    Marché de producteurs " Noël en terroir " à la propriété avec la présence de 15 producteurs le week-end avant Noël

    Boucherie Matignon - Merignac (16)

    On trouve aussi ses vins chez différents restaurateurs de la région

  • Autre(s)

    Entreprise membre du réseau : Vin de Pays Charentais

    2006 : Saveur Poitou Charente

    Autres prestations : Gite rural

La sélection de produits du producteur

Situation géographique

De la Grande Guerre à aujourd'hui

La saga familiale compte déjà près d'une centaine d'années. En témoignent certaines bouteilles précieusement conservées dans les réserves. Le dernier descendant en date s'emploie à en prolonger l'histoire entre domaine parental et propriété personnelle. Un enjeu d'avenir pour Laurent Dubois.
Copyright : Laurent Dubois, viticulteur à Échallat, avec ses parents Maryse et Jean-Marie.
Texte: 
Le portail à voûte de pierre affiche fièrement sa date de création : 1859, alors que le chai contigu annonce discrètement 1810. « Mon grand-père Pierre Mauffras est né dans ce bâtiment sur terre battue, en 1914, avant que ses parents ne rachètent la propriété », se remémore Laurent Dubois. Le domaine ne compte alors qu'environ 6 hectares entre céréales et vignoble, auxquels s'ajoutent des métayages. Et comme l'on dispose d'une batteuse à vapeur, on fait également le battage pour les voisins. Le domaine prospère en produisant conjointement eau-de-vie, céréales et vin de pays, si bien qu'entre les deux guerres une chaudière de 6 hl, chauffée au bois et au charbon, est installée. Elle sera percée par les douanes en 1940. En 1960, Jean-Marie Dubois épouse Maryse Mauffras et dans les années 70 une nouvelle distillerie est construite. Il s'agit alors d'un alambic de 16 hl, toujours chauffé au bois et au charbon, avant de passer au gaz. « Cette capacité, dit mon père, est idéale pour obtenir une eau-de-vie de qualité, puisqu'il y a moins de déperditions, explique Laurent Dubois. Il a d'ailleurs obtenu un premier prix au concours de Châteauneuf-sur-Charente en 1996. » Une seconde, de même capacité et également au gaz, est construite en 2005. Elle permet de fournir à Martell et à Courvoisier, et assure une petite réserve climatique. PRÉSERVER LES VALEURS En 1990, Laurent succède à ses parents. Il faut régulièrement renouveler les plantations atteintes par les maladies du bois et l'esca d'une propriété de 30 hectares de vignes, dont 8 hectares personnels. Ugni blanc pour le cognac, Merlot et Cabernet franc pour le vin de pays produit sous la marque Dubois-Moussy, lequel a obtenu une médaille d'argent au concours des saveurs régionales de 2007. Si Laurent Dubois, à 48 ans, ne connaît pas avec certitude le devenir de la propriété familiale, il en perpétue les valeurs en adaptant les meilleurs systèmes économiques à ses productions. En ce centenaire du début de la Grande Guerre, il ouvre avec émotion une bouteille d'eau-de-vie que Huguette, la grand-mère, a mise en bouteilles en 1970, tirée de fûts datant de 1914, l'année de naissance de Pierre...

« Les chaudières font 16 hl, capacité idéale, selon mon père, pour obtenir une eau-de-vie de qualité. »