La famille Pinard cultive la vigne depuis plusieurs générations. Précurseurs et fervents défenseurs de l’agriculture biologique, ils sont agréés par Ecocert depuis 1969. Soucieux d’élaborer des produits sains et de qualité, ils enrichissent la terre essentiellement par des amendements naturels qui apportent des oligo-éléments et amplifient ainsi la vie microbienne de celle-ci. Les traitements s’effectuent à partir de bouillie bordelaise, fleur de souffre, algues marines, magnésie et insecticides naturels à base d’essence de plantes en pulvérisation lors de la végétation de printemps et de l’été.
A 15 km à l’est de la ville de Cognac, sur le terroir argilo-calcaire du cru des fins bois, la propriété viticole s’étend sur 18 ha, elle est plantée de cépage Ugni Blanc, Folle Blanche et Colombard pour le Cognac, le Pineau et le vin blanc et de cépages Merlot et cabernet pour le Pineau et le vin rouge.
  • Adresse

    Guy Pinard et Fils
    8 rue de l'Eglise, 16200 Foussignac
  • Contacts

    Tel : +33 (0)5 45 35 87 57

    Fax : +33 (0)5 45 35 84 87

    tour.vert@wanadoo.fr

  • Autre(s) lieu(x) de vente

    Vente à la propriété du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h (de préférence appeler avant au 05.45.35.87.57) Vente le WE sur rendez-vous Vente sur les salons : Millésime Bio à Perpignan (fin janv.), Vivre Autrement à Paris (fin mars), à Saint Maixent (mi avril), Colmar Rouffach (fin mai), Aytré (juin), Saintes (juillet), Rivedoux et Neuvy St Sepulchre (août), Tours (sept-oct.), Marjolaine à Paris et Senlis (Novembre).

  • Autre(s)

    Entreprise référencée par les réseaux : Maison de l’Agriculture Biologique MAB 16 Agrobio poitou-Charentes Vitibio Charentes

  • Sur le web

La sélection de produits du producteur

Situation géographique

La bio attitude en héritage

Hors des sentiers battus, Chantal Pinard et son fils Jean-Baptiste élaborent et commercialisent des cognacs certifiés « bio ». Rencontre avec les pionniers de la viticulture biologique en Charente.
Jean-Baptiste et Chantal Pinard, bouilleurs de cru-vendeurs directs à Foussignac. - Copyright : Jean-Baptiste et Chantal Pinard, bouilleurs de cru-vendeurs directs à Foussignac.
Texte: 
Sur le Domaine de la Tour Vert, au coeur des Fins Bois de Jarnac, Jean-Baptiste Pinard vous dira tout sur le B.A.-BA du cognac AB. Il est l'héritier d'un mode cultural choisi par son père Guy et son grand-père Georges en 1969. Un choix qui ne va pas sans la vente directe. Car aujourd'hui comme hier, le cognac « bio » reste un ingrédient anonyme et non valorisé dans les assemblages des grands du cognac. Le cognac bio est-il meilleur que les autres ? « Nous élaborons un produit déplaisir, dont les arômes expriment d'autant plus la typicité du terroir que la vigne va chercher profondément dans la terre ce dont elle a besoin », répond Jean-Baptiste Pinard, tout en joignant le verre à la démonstration. Sans oublier que le duo Lemaire-Boucher, les inventeurs de la culture bio, défendaient avant tout un retour aux qualités gustatives et nutritives des aliments. Ces deux-là, bien malins, ont aussi développé des circuits de distribution pour leurs adhérents. Arpentant les salons spécialisés, Chantal et Jean-Baptiste continuent d'y rencontrer leurs clients. Ils réalisent 50 % de leurs ventes à l'export, tous produits confondus, du cognac au pineau en passant par les vins de pays et le jus de raisin. Un regret pourtant : ils subissent, impuissants, la chute des ventes de cognac en France. Alors Chantal se dit qu'il serait bon de penser un peu à la retraite. C'est sans compter sur Jean-Baptiste qui ne lui laisse pas le temps de lever le pied ! Surtout depuis 3 ans, époque à laquelle le viticulteur est devenu brasseur de « la Goule », une bière artisanale ni pasteurisée ni filtrée, produite à base de malts et de houblon bio, certifiés par Ecocert. SURMONTER LES DOUTES Jean-Baptiste veut vraiment croire en l'avenir du bio mais il doute aussi, parfois. Il sait que le prix à payer est élevé : les pertes de productivité de sa vigne bio représentent une récolte tous les 5 ans ! Il attend de nouveaux produits pour traiter sa vigne et répondre aux réglementations toujours plus exigeantes. Il redoute que des mesures sanitaires collectives lui fassent un jour perdre sa certification. Avec la bio chevillée au corps, Jean-Baptiste est catégorique : « Si je dois arrêter la bio, je vends mon vignoble !

« Un produit de plaisir, dont les arômes expriment la typicité du terroir. »